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La Escuela Una
 
L’IMPASSE DE LA GARANTIE

À la suite du Document sur le contrôle, le Comité d’action de l’École Une veut élargir le débat à la garantie.

L’École, on le sait, dispense deux sortes de garanties:
- La première forme de garantie est celle demandée par le passant, accordée après délibération par le Cartel de la Passe, suite au rapport fait par les passeurs du témoignage du passant. Le titre d’A. E. peut alors lui être décerné. Cette nomination est donc fondée sur une performance, le témoignage du candidat ayant convaincu le cartel qu’il a réussi le passage de la position d’analysant à celle du psychanalyste, aboutissement réel qui signe la fin d’une psychanalyse menée jusqu’à son terme.

- La deuxième forme de garantie est celle que l’École accorde au praticien de la psychanalyse ayant fait ses preuves. En principe, l’École reconnaît, en le nommant A.M.E., que ce praticien relève de sa formation, et même davantage : qu’il a donné des preuves de formation suffisante.

Or, Jacques-Alain Miller affirme, dans un document adressé à la Commission de la garantie de l’ECF, qu’au bout de vingt ans et plus d’existence, les Commissions de la garantie des Écoles, lorsqu’elles existent, n’ont rien établi de consistant en ce qui concerne ces preuves dites nécessaires à la nomination d’un praticien au titre d’AME. Il en déduit qu’il ne peut y avoir une autre définition de l’AME que tautologique : " un membre nommé par la Commission de la garantie "… "… il n’y a rien de plus à en dire ". Point final.

Comment considérer aujourd’hui une politique de la garantie dans l’École, à partir des fondements légués par Lacan, dans un monde de plus en plus dérégulé, afin d’en améliorer l’usage pour l’expérience de la psychanalyse?

I – LA GARANTIE DE L’A.M.E. ET SON CHAMP
La garantie de l’AME se présente dès lors comme le champ d’action de sa Commission, chargée de sélectionner les membres à nommer à ce titre, soit des analystes dont elle déclare qu’ils relèvent de la formation de l’École. En amont de cette garantie de formation, il y a l’autre garantie de l’École qui relève de la Passe dont elle abrite la procédure en son sein.

Il y a d’autres biais pour distinguer ces deux garanties. La première est l’objet d’une demande, elle suppose une performance effectuée dans une procédure précise à laquelle correspond le titre d’AE, conféré par la Commission (l’un des cartels) de la passe. Ce titre est temporaire. L’autre garantie ne se demande pas, ne se fonde pas sur une performance spécifique, et correspond au titre d’AME conféré par la Commission de la Garantie à titre permanent. La première garantie constitue, c’est même un des principes de l’École de Lacan, une référence fondamentale pour la seconde. La deuxième garantie met en avant la pratique de la psychanalyse pour autant que l’École peut en vérifier et en transmettre l’usage, mais la nomination des AME dans ce cadre implique des enjeux qui sont problématiques.

" L’analyste ne s’autorise que de lui-même " est le principe décisif de la position de l’École, selon Lacan. Il laisse entendre que l’École n’intervient en rien dans cette autorisation, laquelle est à distinguer radicalement de la garantie. L’analyste en effet ne se garantit pas lui-même, comme l’a formulé Graciela Brodsky1, il y faut l’École, qui prend là sa place dans la relation du psychanalyste à la psychanalyse. L’AE permet à l’École de vérifier qu’elle produit du psychanalyste, alors que l’École délivre à l’AME une garantie quant à sa formation. Ni l’AE, ni l’AME ne le sont d’eux-mêmes, ils ne sont que de l’École, comme l’écrit leur titre même. Il n’existe qu’une seule autorisation, qui ne relève pas de l’École, mais il existe deux sortes de garanties, hétérogènes et asymétriques, même si elles sont articulées entre elles.

La passe vérifie la production du psychanalyste comme conclusion du parcours analysant rapporté par le passant dans la procédure. L’enjeu en est l’acte analytique, dont témoigne l’AE. Pour qu’il y ait du psychanalyste, il faut qu’il soit produit, et il est produit de l’acte. Mais ce produit est-il formé ? La production du psychanalyste et sa formation ne sont pas équivalentes, même s’il n’y a pas de formation du psychanalyste sans sa production, dès lors que la formation n’est pas pensable sans impliquer le psychanalyste comme praticien, sans mettre en jeu la pratique de la psychanalyse. La seule pratique en cause dans la production de l’AE est celle de son analyste (nous y reviendrons plus loin) et, pour ce qui le concerne, elle est sa pratique d’analysant accomplie, pourrait-on dire. Il se peut fort bien, c’est même le cas le plus courant aujourd’hui, que cet analysant ait par ailleurs une pratique d’analyste, mais ce n’est pas à partir d’elle qu’il est nommé AE. Le fait que certains parmi eux témoignent, après la procédure, de l’influence majeure des résultats de leur nomination sur leur pratique n’obvie pas à cette distinction.

Il vaut donc la peine de marquer la différence entre l’analyste analysé et l’analyste praticien. Ils ne relèvent pas de la même sélection, leur hétérogénéité correspondant aux deux titres du gradus de l’École, soit aux deux versants asymétriques de la garantie. Leur distinction ouvre à celle de la production et de la formation du psychanalyste. Ne vaudrait-il pas la peine de souligner la nécessité pour l’analyste praticien, préoccupé à juste titre de sa formation, de ne pas omettre son rapport à sa production ? Lacan considérait la nomination d’AME comme une invitation à se présenter à la passe. Aujourd’hui, l’accent est mis sur la formation. Ce qui demeure, c’est la pertinence renouvelée des deux versants, sans en négliger aucun, avec leur hétérogénéité d’abord.

II – L’A.M.E. DANS L’ÉCOLE AUJOURD’HUI
On constate que les élaborations sur la production du psychanalyste sont beaucoup plus nombreuses et précises que sur sa formation. La passe, les données livrées par sa procédure, ainsi que le témoignage des AE, sont au premier plan dans l’École. Lacan l’avait voulu ainsi, pour lever le voile sur la fin de l’analyse et sur ce qu’est l’analyste, alors que l’accent avait été mis à l’IPA sur le seul praticien. Des conséquences multiples ont résulté de la passe, parmi lesquelles une transmission vivante de la psychanalyse qui met en avant l’inédit et la nouveauté du désir du psychanalyste.

L’AME et la garantie de formation du praticien de la psychanalyse sont bien davantage restés dans l’ombre. Pour donner un fondement réel à cette nomination, nulle procédure originale n’a été inventée, nulle demande n’est même à formuler pour accéder au titre. Lacan a pu laisser entendre qu’il attendait beaucoup de l’AE, et rien de l’AME, lequel ne faisait que répondre à une nécessité institutionnelle vis-à-vis du monde extérieur. L’AME devait être choisi, selon lui, en fonction de ce qu’il appelait le " bon sens ", une convenance évoquant le pèse-personne où la rumeur, les relations personnelles et les influences ont une incidence. Néanmoins, Lacan a adjoint un certain nombre de données à recueillir par la Commission de la garantie en vue de cette nomination.

Ainsi, dans le dernier Annuaire de l’École Freudienne de Paris en 1977, en tête de la liste des AME (qui n’a plus jamais figuré comme tel dans les annuaires des Écoles après la Dissolution) sont énoncées certaines recommandations destinées à l’instance chargée de les nommer. La maxime que l’analyste ne s’autorise que de lui-même n’exclut nullement la " sélection qui garantit la compétence ", permettant " un discernement au moins aussi sévère, sinon plus fondé qu’ailleurs ". Elle doit se tenir au fait de la " mise en question permanente de la formation " que constitue la passe, " pour la délégation du titre dont l’École en tant que telle garantit non seulement la compétence, mais aussi la régularité de la pratique d’un de ses ressortissants, au nom de ce qui la spécifie : la qualité analytique ". " Pour ce faire:
- Il demande son accord à l’analyste du sujet.
- Il recueille le témoignage des contrôleurs (deux ou moins)
- Il s’informe de la qualité psychanalytique du travail dont le sujet a fait preuve dans une activité de groupe ou dans un écrit.
- Si les informations recueillies ne semblent pas suffire, le Jury appelle devant lui le sujet, pour en recueillir toutes informations concernant la qualité analytique de son travail. "

On peut noter que les précisions ne manquent pas, mais aussi qu’elles sont assez classiques, et ne contredisent pas la thèse comme quoi l’AME est ce qui reste de l’IPA, sur le plan de la formation, dans l’École Une aujourd’hui. Dans les faits, ces données sont très inégalement recueillies au cours des délibérations des Commissions de la garantie des Écoles. Des AME sont certes nommés, mais sans qu’il en soit vraiment rendu compte dans les enseignements auxquels sont formellement astreintes les Commissions.

Car la nomination de l’AME n’est liée ni à une expérience subjective propre du nommé, ni à une transmission épistémique de celle-ci. Et les preuves de formation suffisante n’étant pas régulièrement recueillies dans les faits, " il est difficile de définir aujourd’hui l’AME autrement que comme un membre de l’École nommé par la Commission de la garantie ", avec prudence dans les meilleurs des cas. Lacan l’a sans doute voulu ainsi, ayant fait en sorte que le titre ne soit ni l’objet d’une demande, ni désirable, ni brillant. Comme tout titre, il est un semblant, mais l’absence d’une performance qui le fonderait dans le réel l’éloigne d’une pertinence analytique précise.

Les inconvénients qui s’en suivent sont patents. La compétence professionnelle qu’est supposé sanctionner le titre est suffisamment mal référencée pour être ouverte aux opportunités et influences " politiques ", au sens le plus péjoratif. L’obscurité où il est maintenu en atténue les effets, donc aussi ceux qui sont mauvais. Mais y a-t-il lieu de se contenter de cette situation?

Aujourd’hui, ce titre devrait trouver une pertinence meilleure, étant donné son rôle dans l’extension de la psychanalyse, soit dans sa relation au monde extérieur et à la façon dont elle s’y présente. La situation de la psychanalyse a changé dans le monde, c’est une évidence. Cette situation est différente de celle que Lacan a connue, quand il a établi les conditions qui lui semblaient nécessaires à l’obtention du titre d’AME. L’attention nouvelle portée à la formation du psychanalyste, à ce que la pratique de la psychanalyse a de spécifique à l’ère des psychothérapies de masse, impose un renouvellement de l’abord du titre d’AME, voire sollicite l’École Une de faire un meilleur usage de ses AME, au-delà de leur inscription sur une liste.

Le questionnement permanent sur la formation du psychanalyste est ce qui pourrait venir faire contrepoids à la permanence du titre d’AME. Est-il possible d’explorer d’autres voies qui permettraient un meilleur usage de l’impasse de la garantie ?

III – VOIES DIVERSES
Il est nécessaire " de formuler une théorie de la formation qui prenne en compte la passe, mais qui n’unilatéralise pas la formation seulement du côté de la passe " (J.-A. Miller, cité dans le Document sur le principe du contrôle dans l’École)

Dans la psychanalyse, les relations qu’entretiennent les psychanalystes avec elle sont un enjeu d’importance. La question est présente dans chaque cure, et il revient au contrôle de ne pas cesser de relancer cette présence. Elle est aussi primordiale dans les relations que les psychanalystes entretiennent entre eux, dont l’École est le lieu électif, sans oublier les relations que les psychanalystes entretiennent avec l’extérieur, où l’École intervient de même. La fondation de l’École Une, dans sa position d’extimité par rapport aux autres Écoles, pourrait ouvrir de nouvelles voies, un nouvel abord pour l’AME.

Il peut se déduire de la politique lacanienne qu’un équilibre dynamique est nécessaire entre le semblant et le réel dans l’institution analytique pour traiter ce lien des psychanalystes et de la psychanalyse. La question de la formation est tissée de paradoxes, comme celui repérable chez Lacan lui-même lorsqu’il affirme qu’" il n’y a pas de formation de l’analyste, il y a des formations de l’inconscient ". Pourtant le même Lacan a posé, dans l’Acte de fondation et en d’autres lieux, que l’École dispense une formation qu’elle doit garantir dans chaque cas.

Par ailleurs, l’École, en nommant un AME, fait une supposition de savoir-faire dans l’expérience du praticien qui est censé orienter la cure au-delà de la thérapeutique. Néanmoins, cette nomination ne garantit pas les résultats de la pratique de l’AME. Le titre garantit à celui qui fait une demande auprès de lui qu’il a à faire avec un analyste formé par l’École, à même de produire cet effet qui permet au sujet de prendre la décision d’entrer dans un nouveau lien social, inédit, le discours psychanalytique. Comment cette garantie donnée par l’École, peut-elle être vérifiée en son fondement s’il n’y a rien de réel en elle qui puisse étayer son être de semblant ?

Se pose la question d’une performance pour l’AME en espérance, mais elle est difficile à trouver alors qu’être AME ne se demande pas. Une proposition solide a été faite, à partir de la première version de la Proposition du 9 octobre 1967 de Lacan2 : lorsqu’un analyste praticien a eu l’un de ses analysants nommé AE, il sera nommé AME s’il ne l’est pas déjà. S’il l’est, il sera nommé AE lui-même. Il est vrai que conduire la cure d’un de ses analysants jusqu’à sa nomination d’AE est une garantie pour la pratique de son analyste. Il est frappant de lire une telle proposition de Lacan dans la première version de son texte, où il définit pour la première fois les deux titres garantis par l’École. La performance, sinon l’exploit, d’un tel praticien, est indiscutable, même si on ne peut les faire valoir que dans des cas exceptionnels. Certes cette partie de la proposition de Lacan ne peut être une solution générale au problème des supports de la nomination de l’AME et de l’AE. Le nombre d’AME susceptible de devenir AE par cette voie est plutôt peu significatif statistiquement. Mais la rareté, la place des exceptions dans la théorie de Lacan est, on le sait, fondamentale. Rappelons ici le relief donné par Lacan à l’Un d’exception, au plus-un et surtout à " l’au-moins-un ". Même si une telle voie de promotion de l’AME au titre d'AE, qui utilise le dispositif de la passe sans qu’il ait à faire la passe, n’avait que des conséquences marginales quant au nombre de nouvelles nominations d’AE, elle pourrait changer ne serait-ce que d’un fil, le rapport qu’entretiennent l’AME et l’AE au sein des Écoles. Avant tout, une telle disposition pourrait corriger l’effet pervers, dénoncé par Jacques-Alain Miller, du caractère temporaire de la fonction de l’AE. Cet effet pervers a rendu plus difficile la mise en tension des deux titres voulus par Lacan, au moment où il a formalisé la structure du gradus et de la hiérarchie dans son École. Avant la Dissolution, l’AME pouvait devenir AE en faisant la passe et il restait AE. Maintenant, avec le caractère provisoire de l’AE, ce dernier ne peut que devenir un AME en espérance (s’il ne l’est pas déjà !). Les choses se sont renversées. Auparavant, le statut permanent de l’AE l’avait conduit à " s’encastrer dans sa caste ". Maintenant, par son statut provisoire, l’AE est voué à se caser dans la classe de l’AME éternel. N’existe-t-il pas un risque d’effets pervers supplémentaires pour l’AE devenu AME ? Celui-ci, investi de la supposition de savoir liée à son ancienne fonction d’AE, ne peut-il devenir, " à l’insu de son plein gré ", l’Analyste Maître de l’École ?

Le bon usage de l’AME serait de conserver son statut de semblant, ce qu’il a de plus consistant, puisque qu’il n’a d’autre référence réelle sur laquelle se fonder que l’exercice d’un semblant d’objet permettant l’orientation des cures qu’il conduit vers le réel et le désir du psychanalyste dont il est le support. C’est le " chiffre ironique "3 de l’AME, ainsi qualifié par Lacan. Non pas l’ironie qui discrédite plus qu’elle ne fait effet là où elle vise, mais l’ironie avec laquelle l’École doit porter la dispute des garanties sur la place publique. Comme a pu le dire jadis Jacques-Alain Miller4, " L’ironie dédouble l’Autre : l’un entend le sens superficiel quand l’autre entend l’envers, comme on doit l’entendre. Divisant l’Autre, elle sépare l’exotérique de l’ésotérique. C’est pour cela que l’ironie isole de la société la communauté de ceux qui entendent l’ironie. Tout l’enseignement de Lacan est ironique autant que mathématique. La communauté analytique même doit être ironique envers les autorités sociales : avoir la considération nécessaire envers ces pouvoirs, et toujours maintenir la distance et la dérision. "

IV – VERS UN NOUVEL A.M.E.?
Il s’agit de trouver une nouvelle utilité au titre d’AME à partir de ses pertinences, particulièrement dans la perspective d’un abord renouvelé de la formation du praticien de la psychanalyse. Mais il se pourrait aussi qu’il y ait lieu de réfléchir à des modifications du règlement et des procédures conduisant à la délivrance de ce titre, à partir de l’École Une et de sa position d’extime des autres Écoles de l’AMP. Jacques-Alain Miller a pu évoquer le souhait de voir la procédure de nomination des AME " perfectionnée ". La reformulation des principes d’établissement de la garantie pourrait contribuer à rénover l’École à l’orée du nouveau siècle.

Le psychanalyste se définit par son désir, mais que devient le désir du psychanalyste au long cours de la pratique ? L’AE nommé certifie qu’il y a du psychanalyste, mais comment celui-ci se met-il en œuvre au cas par cas de la pratique ? Comment analyse-t-on aujourd’hui ? Comment fait-on usage de la psychanalyse appliquée telle que définie dans l’Acte de fondation en la distinguant de la psychanalyse pure, car la psychanalyse appliquée se caractérise par la mise en œuvre de l’acte analytique qui, sans déployer tous ses effets, n’évite pas moins que la psychanalyse soit ravalée par sa réduction à la simple psychothérapie?

Ces questions, et d’autres qui peuvent venir s’y adjoindre, nous aideront à cerner les entours de la nomination de l’AME. Il faudra surtout miser sur la nécessité du contrôle comme principale épreuve de capacité, selon les principes énoncés dans le Document précédent du Comité d’Action. Ce sont autant de débats à susciter qui peuvent ranimer l’intérêt qui présente la question de la garantie à l’heure de l’École Une. En ce qui concerne l’AME existant, pourquoi ne pas lui demander de nous parler de ce qu’est l’AME ? L’AE aussi, en tant qu’analyste de l’expérience de l’École, a son mot à dire, et de même chacun des autres membres, praticiens ou pas, analyste ou non-analyste, de l’École Une.

S’adressant à la Commission de la garantie de l’ECF, Jacques-Alain Miller s’exprimait en ces termes : " Où bien on s’en tient(…)à la pratique de ce titre par Lacan, ou on va au-delà. S’en tenir là, c’est ne pas faire de vagues. Tout au plus fera-t-on discrètement savoir que le plus authentique de ce que sanctionne le titre est le contrôle (…). Aller au-delà, serait définir pour l’AME en espérance une performance. Mais laquelle ? Et à qui la demander, alors qu’être AME ne se demande pas?"

Il y a là de quoi lancer un vrai débat dans l’École Une.

Lucia D'Angelo (Barcelona), Luis Erneta (Buenos Aires), Leda Guimaraes (Salvador - Bahía), Jean Pierre Klotz, (Bordeaux), Ronald Portillo (Caracas), Massimo Recalcati (Bologna).Paulo Siqueira (París), Mauricio Tarrab (Buenos Aires), Pierre Theves (París)

 

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