Chercher:
Chercheur avancé
Chercher
  English
  Español
Français
  Italiano
  Português
HOME CHERCHER CONTACT
ACCÈS
RadioLacan.com
Lacan Quotidien
LC Express
LC Express
EFP
FAPOL
Rapport moral : Devant la VIème Assemblée Générale de l’AMP
par ERIC LAURENT
 
 

Chers Collègues,
La vie de l’AMP au cours des deux années écoulées a été très mouvementée. La conjoncture dynamique des Ecoles que je signalais en 2006 s’est maintenue. Le contexte de leur action s’est précisé. La nouvelle période inaugurée à partir de l’offensive régulatrice en France à partir de l’automne 2003, qui n’était pas liée à la seule France, a connu des développements. Pour combler la nouvelle forme de désarroi qui saisit le Discours du maître, dans une période de grande instabilité mondiale, les attaques contre le Welfare se sont prolongées par la mise au point de politiques cherchant à masquer le « mal-vivre », selon le mot de Jean-Claude Milner, sous la mesure d’un bonheur entièrement quantifié dans tous les aspects de la vie. Plus la souffrance sociale est marquée, plus un pullulement de mesures doit persuader chacun de son bonheur. Pour la place de la psychanalyse dans ce moment, nous constatons un double mouvement. D’une part une offensive globale contre la psychanalyse au nom de l’idéologie scientiste du tout quantifié, d’autre part la reconnaissance d’utilité publique de l’ECF, il y a deux ans, a été suivie en 2007 de la reconnaissance d’utilité publique d’une section de l’EBP. De même la Fondation Descartes, associée à l’Institut du Champ Freudien, a été reconnue d’ « intérêt culturel », ce qui est l’équivalent argentin de l’utilité publique, comme notre Congrès. Les subventions publiques recueillies par les Centres de Consultations et de Traitement en Espagne, France, Italie ont dans le même temps changé le rapport de ces Écoles avec les pouvoirs publics.
Ce mouvement des Écoles doit se traduire au niveau de l’AMP elle-même. Nous devons demander pour son action pour la psychanalyse une nouvelle reconnaissance. C’est pourquoi nous souhaitons maintenant, selon une indication de Jacques-Alain Miller, demander un statut d’ONG pour l’AMP. Cela implique un certain nombre de modifications statutaires. Nous en avons longuement débattu dans le Conseil de l’AMP. Je vous présenterai un projet de statuts élaboré dans cette perspective de la présentation de ma candidature.
D’autre part, nous nous manifestons contre l’idéologie du tout quantifiable. Le Conseil a adopté une motion de soutien au grand Meeting de la Mutualité prévu le 9 et 10 février 2008 « pour que vive la psychanalyse, contre le cognitivisme et le tout-quantifié ». Les Écoles de l’AMP ont ouvert des listes de soutiens personnels à cette initiative.
Nous avons maintenu dans toute l’étendue du « champ psy » l’exigence éthique de ne pas se réduire à l’instrument psychothérapeutique que nous sommes aussi, certes, mais pas seulement. La volonté d’encadrer la psychanalyse ne s’est pas limitée à l’Europe. A la fin mars, l’attention de l’Association Mondiale de Psychanalyse a été attirée par des membres Québécois sur le projet de Loi n°50 « modifiant le Code des professions et d’autres dispositions législatives dans le domaine de la santé mentale et des relations humaines » (Assemblée Nationale, Première session, trente-huitième législature).
Ce projet de loi « prévoit l’encadrement de la pratique de la psychothérapie. Il prévoit une définition de la psychothérapie, une réserve de la pratique et du titre de psychothérapeute aux médecins, aux psychologues et aux membres des ordres professionnels dont les membres peuvent être titulaires du permis de psychothérapeute, la gestion du permis par l’Ordre professionnel des psychologues du Québec et la création d’un Conseil consultatif interdisciplinaire sur l’exercice de la psychothérapie. »
L’objectif visé est d’encadrer, par voie administrative, des professions supposées relever d’un même champ. Elles sont portant fort différentes. Qu’ont donc en commun la profession de psychologue, de médecin, de travailleur social, de thérapeute conjugal et familial, de conseiller d’orientation et de psychoéducateur ? La notion de « relation humaine » est trop floue pour pouvoir répondre de façon satisfaisante à cette question. A trop réunir, elle court le risque d’étouffer la pratique de la psychanalyse comme telle. C’est pourquoi l’Association Mondiale de Psychanalyse a fait parvenir à la Commission Parlementaire réunie sur le Projet de Loi n° 50, ses plus expresses réserves en ce qui concerne la place de la psychanalyse dans un tel cadre. Elle a souhaité que ce projet laisse en dehors de son champ d’application la pratique de la psychanalyse. Les autorités ont accusé réception des lettres émanant de l’AMP ainsi que des présidents des huit Ecoles. L’AMP compte maintenant plus de 1500 membres. Les admissions ne cessent d’être nombreuses.
Les Ecoles sont maintenant mieux armées pour affronter l’enjeu au cœur du processus d’admission. Les deux autres titres AME et AE sont maintenant aussi relancés. Pour le titre AME et ses procédures d’obtention, nous avions mis au point un dispositif ad-hoc avec deux commissions, l’une pour l’Amérique, l’autre pour l’Europe. En Amérique, le dispositif est resté stable. Il a évolué en Europe. Il y avait jusqu’à cette année une Commission de la garantie AMP-Europe qui s’est réunie encore l’an dernier. Elle publiait d’un coup les nominations AME des Écoles en Europe. Cette année, il a été constitué d’une commission ECF qui s’est réunie lors de Journées et a débattu de noms. Pour l’AMP en Europe (ELP, SLP, NLS) la commission de l’AMP continue de fonctionner. Cette année, les nominations de ces deux commissions en Europe ont été publiées séparément. Nous ferons en sorte que le principe d’annonces de nominations AME se fasse simultanément entre Écoles. C’est pourquoi, après consultation de Jacques-Alain Miller, le Délégué Général a proposé au Conseil de l’AMP la création d’un Secrétariat Européen de la Garantie (SEG). Il a été créé par accord entre le Conseil de l’ECF et le Conseil de l’AMP. Il est composé du DG-AMP et du Président ECF. Ce projet a été approuvé par le Conseil de l’AMP. Il a été présenté devant le Conseil de l’ECF, à l’invitation de son Président, le 12 février. Il a été approuvé aussi.
Du côté de la passe, où en sommes-nous ? Nos Ecoles attendent beaucoup du dispositif de la passe et des nominations d’AE qu’il peut produire. Les nouvelles nominations concernent cinq Ecoles : l’EBP, l’ECF, l’EOL, la SLP et l’ELP. Elles montrent un mouvement général de mise en route du dispositif dans les différentes Ecoles. Avec la nouvelle redéfinition de la notion de membre, la volonté d’ouvrir un dispositif rénové de la passe, à des membres plus jeunes, continue à chercher les voies propres à soutenir ce désir.
Venons-en maintenant à chacune des Ecoles. L’ECF a mis prudemment à l’épreuve ses nouveaux statuts lors du renouvellement de son Conseil et du bureau. Des règlements ont été adoptés pour préciser les différentes étapes du renouvellement. Au-delà des aspects de procédure, c’est un Ecole qui témoigne de son dynamisme par sa grande ouverture sur la place de la psychanalyse dans la société. L’Ecole doit se battre pour la psychanalyse dans une position singulière car l’I.P.A. en France a renoncé, et choisit résolument une politique d’accord avec les cognitivistes. Pour soutenir sa politique, l’Ecole a regroupé ses propres alliés dans l’Entente psychanalytique qui regroupe onze associations. De même l’Ecole a renforcé son inscription dans le cadre européen en adhérant en décembre 2007 à la FEEP. L’Ecole s’est ainsi repensée avec beaucoup d’audace, réorientant son action en la tournant vers l’extérieur. Depuis son budget jusqu’à l’ensemble de son fonctionnement, en y associant diverse générations de membres. Il s’agissait de résoudre une double difficulté. Il est difficile de trouver des membres désireux d’occuper des fonctions dans l’Ecole, les plus jeunes étant fort pris en dehors de celle-ci et travaillant néanmoins pour la psychanalyse, par exemple dans les C.P.C.T, les autres jugeant que ce n’est plus le moment pour eux… Il y a donc des solutions à trouver, en accompagnant, par exemple, le plus tôt possible, les plus jeunes dans certaines responsabilités. Enfin, une matinée de la passe a jeté le 16 mars les premiers jalons d’une politique pour la passe. L’Ecole encourage aussi le développement des CPCT, plus d’une dizaine qui ont vu le jour. Il faut aussi marquer l’articulation de l’Ecole et de l’Institut du Champ Freudien manifeste dans l’atelier de Psychanalyse appliquée et l’ensemble des sections cliniques regroupées dans l’Uforca. Enfin, la commission de la garantie de la pratique a nommé dix AME. Sa commission de la Passe a procédé à la nomination de deux AE, l’un membre de l’ECF, l’autre de l’ELP.
L’EOL a traversé le moment de crise d’il y a deux ans. Les liens étroits noués entre ses instances et le Délégué général ont été très positifs. Les tensions groupales s’apaisent. La dynamique des admissions est nette. Le cartel de la Passe a procédé à la nomination d’un AE, d’autres viendront. La Commission de la garantie AMP-Amérique va procéder à l’issue de notre Congrès à un nombre conséquent de nominations d’AME au sein de l’EOL. La remise en place du dispositif de la passe a été décisive pour vectorialiser le travail des deux années qui viennent de s’écouler. L’existence de groupes dans l’Ecole, qui se reconnaissent dans des styles de travail distincts, n’a pas été un obstacle à l’expérience de l’Ecole comme telle. Le climat de travail manifesté aussi bien dans les journées que dans les activités d’Ecole comme le colloque-séminaire en témoigne. La permutation a révélé les talents de deux présidents, Graciela Musachi et Jorge Chamoro, et d’un directeur, Guillermo Balaga, qui ont su animer le Conseil et le Directoire de la manière la plus assurée. La nouvelle équipe avec la Présidente Monica Torres et le Directeur Oscar Zack, chacun avec leur style propre, saura faire entendre la voix de l’EOL dans toute la communauté analytique argentine avec la force qui leur appartient. Il s’agit pour l’EOL, selon les termes de sa nouvelle présidente, maintenant que les passions mauvaises sont apaisées, de retrouver un « enthousiasme renouvelé ».
L’EOL n’est pas isolée. Elle entretient d’étroits rapports avec l’Institut du Champ freudien. La perspective d’aborder les problèmes posés à la psychanalyse à partir du nouage des trois dimensions l’Ecole, l’Institut, les Centres de Psychanalyse Appliquée s’est révélée particulièrement féconde. Le « Colegio de Graduados », le Collège des diplômés de l’Institut clinique de Buenos Aires, l’ICBA, a permis de développer l’articulation entre l’Institut Pausa et l’Ecole. Un des objectifs de ce Collège est de proposer des « programmes de traitement et de recherche », « Programas de austencia y investigacion », s’adressant à la fragmentation des traits qui constituent des thèmes d’utilité publique aujourd’hui.
Enfin, l’Ecole, qui est certes très centralisée, a repensé sous la direction du Conseil sa relation avec les quatre sections : Cordoba, Santa Fe, Rosario et section dite « de l’intérieur » qui regroupe les membres qui résident là où il n’y a pas de section. L’Institut Oscar Massotta (IOM) regroupant hors de Buenos Aires près de 1000 personnes joue, par son dynamisme, un rôle important dans cette reconfiguration.
On peut apprécier le dynamisme de l’EBP de diverses façons, d’abord par le nombre de candidatures comme membres. Elles amènent le Conseil de l’Ecole à envisager de mettre en place des « associations de praticiens » sur un modèle adapté de l’expérience française. Elles permettraient de ne pas concentrer toutes les demandes sur l’Ecole. Dans les trois dernières réunions, le Conseil de l’EBP s’est demandé comment adapter ces associations pour accueillir des praticiens qui veulent s’inscrire dans l’orientation lacanienne sans pourtant s’engager dans le travail d’école. Le développement de CPCT ou d’institutions qi veulent s’en rapprocher se fait dans toutes les sections. La permutation du Conseil vient d’avoir lieu dans de bonnes conditions. Cependant, les tensions restent à San Paulo, et la perspective d’un CPCT commun aux trois instituts ne suffit pas à maintenir une affectio societatis suffisante.
Les cent membres de la NEL sont répartis en 10 sièges, six délégations et un groupe associé au Mexique. Le multiple y est donc très présent. Localement, une connexion forte avec l’université est réalisée dans deux sièges importants, Caracas et Guayaquil, mais c’est l’Institut INES et ses Centros de Investigacion y Docencia (CID), qui font le lien entre les différentes villes. L’Ecole une a du mal à exister. Le Comité exécutif a décidé une action importante dans un séminaire itinérant réalisé par ses membres pour assurer une présence de l’Ecole dans les différents sièges, aussi bien épistémique que politique. Les invitations internationales entre sièges sont une des caractéristiques de la NEL et fonctionnent de façon satisfaisante au niveau local sans pour autant arriver pour l’instant à faire consister une existence véritablement régionale à la communauté de travail. Cette communauté n’existe vraiment que lors des journées cliniques annuelles, toujours réalisées avec un invité extime. Les difficultés de la NEL à exister comme une n’empêchent pas plus de la moitié des membres de cette Ecole de participer à notre Congrès. Notons comme autre signe important le développement des Centres de psychanalyse appliquée à Caracas, impulsé de façon très active.
L’ELP est présente dans toutes les « autonomies » en Espagne. L’articulation du un de l’Ecole et de la particularité de chaque lieu, de chaque communauté, n’est pas chose facile et produit des difficultés récurrentes.
La création et la mise en marche des CPCT a eu l’effet d’éveiller un désir chez les membres de participer avec enthousiasme à l’invention de nouvelles formes d’application de la psychanalyse. L’expérience du CPCT de Barcelone est la plus ancienne, suivie de près par Madrid. L’articulation de ces deux CPCT avec la section clinique se fait par un stage de formation offert au meilleur par la section clinque de Barcelone et un atelier de psychanalyse appliquée à Madrid. Sept participants du stage travaillent maintenant dans le CPCT et ont adressé ou adresseront une candidature à l’Ecole.
La SLP a maintenant un rythme de travail régulier. La nouveauté cette année est la mise en route des centres cliniques (CeCli) de Rome et de Milan.
L’intérêt pour l’expérience de la passe a été relancé par la nomination de trois AE, les premiers en Italie. Ceux-ci ont commencé à témoigner de leur expérience.
Une conjoncture nouvelle pour l’Ecole est celle d’un pas supplémentaire dans la réglementation des psychothérapies qui n’avait pas évolué depuis la loi de 1989. Le Parlement a été saisi, avant les élections, d’un projet de loi définissant le conventionnement possible de psychothérapeutes avec le Service National de Santé. Les médecins bloquent pour l’instant l’adoption de la loi. Le Conseil de l’Ecole s’est fait entendre des hommes politiques et a défini l’éventail des solutions possibles pour faire face à toute éventualité. Le conventionnement par l’intermédiaire des CeCli en est une. Une crise récente dans l’Ecole, liée au projet de membres de l’Ecole de créer un nouvel institut dans une perspective critique envers l’Ecole. Cette crise a trouvé une solution par le haut en octobre après une conversation à Milan avec Jacques-Alain Miller, suivie d’une journée de travail en avril discutant des travaux issus des deux instituts. C’est l’admission du principe multiple dans les Instituts du Champ Freudien. Le multiple aussi bien au niveau de la politique culturelle de la psychanalyse que dans son enseignement. Il faut cependant, dans ce multiple, soulignait Jacques-Alain Miller, maintenir la distinction entre la psychanalyse comme mouvement et la nécessité d’une institution comme une Ecole pour la Psychanalyse.
La NLS est la seule Ecole bilingue dans l’AMP. Elle est étendue et dispersée entre de nombreux pays. Pourtant, grâce à l’action du comité exécutif, le rapport entre l’Ecole et les groupes se resserre. Les admissions de nouveaux membres aux Groupes (ce qui est à distinguer des admissions à l’Ecole) se font de plus en plus en coordination avec le Comité exécutif de la NLS. Les Statuts des groupes sont modifiés progressivement dans ce sens. Les membres du CE de la NLS se déplacent pour participer aux AG des groupes, ce qui permet à l’Ecole d’être plus impliquée dans leur vie. Le Comité exécutif a mis en place un Séminaire itinérant « Nouages » avec beaucoup de succès.
L’implication de l’Ecole dans la vie des groupes rencontre souvent des résistances. L’accès de l’Ecole aux nouvelles générations est souvent barré.
Plusieurs mesures ont été mises en œuvre pour aborder ces problèmes : une modification de la politique de recrutement et la volonté pour l’Ecole de définir en chaque pays une politique pour la psychanalyse. L’Ecole veut définir des événements de grande envergure. L’expérience nous a montré que même dans les lieux où nos groupes ne sont pas très solides, leur existence peut nous permettre d’organiser de tels événements. Ainsi, en 2005, nous avons eu un Forum à Londres avec la participation de Jacques-Alain Miller et quelques universitaires. Avec les événements, les traductions de Lacan dans les langues de la NLS sont un enjeu majeur dans la diffusion de la psychanalyse dans ses pays.
Les journées de Gand ont accueilli plus de 400 participants venus du monde entier, et la qualité des interventions ne cesse de s’améliorer. Il y a aujourd’hui un « esprit » de la NLS fait de sérieux, de gaieté et de légèreté qui s’affirme au fil des ans. Une Affectio Societatis qui ne se dément pas. La reconquête du Champ Freudien à l’Est est active, son secrétariat témoigne du développement de ses activités dans le domaine de la traduction et de l’enseignement. L’un de nos collègues de l’Est vient d’être nommé membre de la NLS. La préparation de PIPOL4 qui aura lieu à Barcelone en 2009 est particulièrement mise en valeur en collaboration avec le comité scientifique de PIPOL.
La FEEP a pris la relève de l’EEP le 30 juin 2007. C’est une fédération des Ecoles. Elle n’a pas de position hiérarchique avec elles. C’est un vecteur pour développer la dimension européenne dans chacune des Ecoles. La coordination du réseau RIPA en Europe sera aussi importante pour mieux définir l’importance et l’évolution du réseau des Institutions de Psychanalyse appliquée. Il s’agit de créer en Europe une base institutionnelle plus coordonnée et efficace, pour lutter contre l’idéologie de l’évaluation, la diffusion de l’approche cognitive, la réduction du sujet à une dimension machinique. Cette approche ne cesse de se traduire dans des politiques de santé qui devront être combattues au niveau européen comme tel, où il faudra se faire entendre. La constitution d’un Observatoire européen des différentes législations sera nécessaire. Les moyens dont dispose la FEEP pour soutenir son action sont un Conseil, une revue et des journées en commun avec les Ecoles européennes. Les prochaines, à Milan en juin, seront les premières d’un type nouveau de journées en collaboration avec la SLP, l’ELP et l’ECF. Une participation importante des membres des Instituts est organisée. Le Coordinateur du comité RIPA, Hugo Freda, participera à cette journée.
La Revue Mental, revue de psychanalyse appliquée, est l’autre vecteur de l’action de la FEEP. Elle publie une sélection des travaux de la Rencontre PIPOL3 en provenance de toute l’Europe. Elle abordera des thèmes qui traduisent des préoccupations communes à tous les membres des Ecoles en Europe. Elle souhaite aussi créer une communauté de lecteurs actifs.
La préparation du Congrès a été remarquable. Il faut remercier le travail d’édition du volume Scilicet dans les différentes langues. La formule du volume, composé d’articles individuels, courts, de nombreux auteurs à travers toutes les Ecoles a rencontré un écho positif. Nous avons maintenant appris qu’il nous faut un an pour préparer le volume Scilicet et le rendre accessible à tous, de préférence par une publication papier dans chaque Ecole. L’expérience des soirées AMP de discussion du volume dans les différentes Ecoles a intéressé.
Il reste à préciser le rôle et la fonction du Comité d’Action de l’Ecole-Une. Dans une première période, il produisit deux rapports qui restent. Dans la période 2000-2004, il développa une discussion interne intéressante et en 2004-2006 chacun de ses membres organisa un groupe de travail international sur le thème du Congrès qui par capillarité finit par mobiliser une petite foule.
Le comité 2006-2008 sut prolonger cette mise au travail internationale. Il participa à la définition des items des volumes Scilicet.
Il ne cessa pas d’approfondir la préparation du congrès en réunissant dans chaque pays un véritable séminaire de préparation dont les travaux ont été publiés dans la publication online Papers. Il a aussi animé dans chaque pays le développement d’une bibliographie raisonnée qui a passionné les lecteurs.
Je remercie aussi les éditeurs de « El periodico » del VI Congreso de la AMP, dan les deux derniers mois avant le congrès animé par Debora Nitzcaner et Luis Tudanca.
L’AMP s’est dotée aux USA d’une structure souple, le « ad-hoc comittee » regroupant les trois membres de l’AMP aux USA et les collègues qui avaient répondu aux invitations de travail au cours des dernières années. Cette coordination s’est montrée très active ces deux dernières années. Les activités se sont centrées sur des journées d’étude clinique, Clinical Study days. Les Séminaires cliniques se font en alternance dans les trois villes où résident des membres de l’AMP : New York, Miami, Omaha. Le troisième Clinical Study day aura lieu à Omaha en juin.Le Comittee publie, Lacanian Compass qui informe sur toutes les activités et tout ce qui est publié en anglais.
Thomas Svolos s’est chargé de recevoir les inscriptions pour un Paris english seminar sur la psychose ordinaire. Il aura lieu du 7 au 12 juillet à Paris. Il a lieu sous les auspices universitaires de Paris 8 et sous ceux de l’Institut du Champ Freudien. Il aura lieu en anglais et il est ouvert à tous ceux qui y seraient intéressés quel que soit leur pays d’origine. 71 personnes ont déjà déclaré leur intention d’y participer. Ils viennent d’un dizaine de pays différents et ne sont pas des habitués de nos activités.
Une conversation du comité ad-hoc constitué par l’AMP à Gand, avec J-A Miller, lors des journées de la NLS en mars, qui ont permis d’assurer de nouveaux développements.
Le développement de l’AMP se poursuivra aussi avec les instruments de l’Ecole –Une. Il faut souligner l’excellence de la page Web de l’AMP dont le contenu et la présentation ont été d’abord créés puis renouvelés avec persévérance et talent par Mauricio Tarrab et son équipe. Le blog, animé par Mario Goldenberg, reçoit des visites nombreuses et régulières. 168477 pages ont été vues en un an avec une moyenne de 500 pages par jour. Textes, audios et videos vont continuer à être publiés dans encore plus de langues.
Ajoutons encore que le comité internet est coordonné par Oscar Ventura, directeur en plus de la revue Ornicar digital. Ce comité est une sorte de coordination discrète des listes qui sont sous la responsabilité des Conseils des Ecoles.
Ces publications virtuelles et sur papier prolongent nos Congrès, moments par excellence de rencontre de l’Ecole-Une, dissoute et revotée éventuellement au cours de notre assemblée. C’est précisément lors de celle-ci qu’à chaque fois nous dissolvons, et nous faisons renaître comme un nouveau phénix, l’Ecole-Une qui nous lie au-delà de tous les processus associatifs qui constituent les Ecoles dans leur diversité. L’Ecole-Une, constatons-le, est toujours plus complexe. Elle ne sera pour autant jamais machinique.

8 avril 2008

 

 
Version pour impression Version pour impression
 

LES ÉCOLES
DE L'AMP >>
EBP ECF ELP EOL NEL NLS SLP