World Association of Psychoalanysis

Ornicar? digital
N° 240- Vendredi 16 Mai 2003

Revue électronique multilingue de psychanalyse publiée à Paris par Jacques-Alain Miller
Parution hebdomadaire, le vendredi
«L’orientation lacanienne du Champ freudien»

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Ce numéro

- "De la psychose précocissime au spectre de l’autisme", par Jean-Claude Maleval
- "Tiempos en psicoanálisis : del trauma al postanalitico", par Hebe Tizio

[liste d'articles]
[Ornicar? digital n. 239]

 

Éditorial

Le parcours d’un concept , les temps de l’analyse.

Au moment où paraît en librairie le nouveau livre de Rosine et Robert Lefort consacré à l’autisme, le panorama que nous offre Jean-Claude Maleval fait le point sur les modifications du concept dans la psychanalyse et la psychiatrie contemporaines et il montre en quoi il partage le point de vue des Lefort pour l’essentiel, bien qu’en lui donnant moins d’extension.

Hebe Tizio, dans la ligne de préparation du prochain Congrès de l’AMP, s’attache à étudier le temps dans l’analyse et après l’analyse. Si l’inconscient ne connaît pas le temps, la jouissance elle le connaît et ceci depuis l’instant du trauma. L’analysant dans la séance – et cette juste remarque n’avait pas été à notre connaissance soulignée jusqu’ici- tente d’emblée d’imposer le temps tel qu’il est construit dans sa névrose.

L’auteur développe ensuite l’épaisseur du présent du temps dans la séance en s’appuyant sur les conférences de J-A Miller , « La erotica del tiempo » parues en Espagnol.

Elle dessine ensuite cinq temporalités différentes et successives dans l’expérience de la cure en référence à son propre témoignage d’AE.

Enfin elle caractérise le temps post-analytique. « Que reste-t-il alors du passé ? », se demande t-elle, et elle répond avec Lacan « les reliefs » , à entendre bien sûr, dans toute l’ambiguïté sémantique du terme. Elle signale que le danger de cette période post-analytique serait que l’analyste accorde trop d’épaisseur au temps présent , risquant ainsi « l’installation » dans le confort du fauteuil.

Pierre-Gilles Guéguen