World Association of Psychoalanysis

Ornicar? digital
N° 242- Vendredi 23 Mai 2003

Revue électronique multilingue de psychanalyse publiée à Paris par Jacques-Alain Miller
Parution hebdomadaire, le vendredi
«L’orientation lacanienne du Champ freudien»

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Ce numéro

- "La puesta en acto de la realidad del inconsciente en la institucion", par Xavier Esqué
- "El diagnostico y el sintoma – la « estetizacion » del sintoma", par Roberto Ileyassoff

[liste d'articles]
[Ornicar? digital n. 241]

 

Éditorial

Actualité de l’acte.


Deux travaux d’actualité sur des points essentiels du moment psychanalytique dans l’orientation lacanienne figurent au sommaire de ce numéro. L’un concerne, et ceci à la veille de la Rencontre internationale Pipol à Paris, la position de l’analyste en institution, l’autre éclaire le point théorique de l’identification au symptôme en fin d’analyse .

Xavier Esqué , partant de la remarque de Lacan que la pratique du psychanalyste doit rejoindre la subjectivité de son époque, indique que la présence de psychanalystes ou de personnes orientées par la psychanalyse au sein des institutions dites « de santé mentale » sont un des moyens de désenclavement de la psychanalyse. Un des moyens pour assurer sa présence au monde tel qu’il est. On lira avec un intérêt tout particulier la description précise qu’il donne de la position de l’analyste en institution et des compétences qu’elle exige. On notera la place fondamentale qu’il accorde au transfert pour qu’ait lieu cette « clinique des rencontres » grâce à la psychanalyse appliquée dans l’institution.

Le second texte , celui de Roberto Ileyassoff, s’efforce de préciser ce qu’il en est du destin du symptôme à la fin de l’analyse. Nous sommes tous d’accord que les travaux des cartels de la passe , suivant en cela la lecture que J_A Miller effectue dans son cours du dernier Lacan , nous conduisent vers l’issue de la cure par identification au symptôme et par le rejet du sens ( le hors-sens). Ces concepts on leur valeur mais il reste sans doute à démontrer concrètement en quoi elle consiste, sans trop se hâter de vouloir comprendre.

Notre collègue argentin s’appuie sur la conception du symptôme comme « réponse du réel » pour redéfinir le diagnostic comme une opération portant sur le réel du sens des symptômes, signalant que pour Lacan le passage s’est effectué du symptôme comme dysfonctionnement au Sinthome comme modalité de fonctionnement toujours réussie. Le symptôme de fin d’analyse serait alors une sublimation ( l’auteur emploie le terme d’esthétisation qui est sans doute plus riche) de l’incurable. Pour autant le déploiement du sens du symptôme dans la pratique analytique reste indispensable, car sous transfert ( et c’est là un notation de prix) , le sens ne cesse pas de fuir certes, mais cette fuite est orientée. Ileyassoff dans ce texte subtil donne les références de Lacan sur lesquelles il appuie son propos.

Pierre-Gilles Guéguen