World Association of Psychoalanysis

 

L'HORS SUJET DU MOI SYMPTOME

Philippe Lacadee

Je presenterai deux sujets souffrant d,un dysfonctionnement : le moi deborde ne suffit plus a endiguer une position d,exces. Leur conduite surgit alors comme un symptome embarrassant, exigeant, les amenant a s,y referer a partir d,un *c,est plus fort que moi*, et leur rendant la vie pour le moins insupportable.

Ayant fait l,hypothese d,un savoir dans le reel de leur symptome, ils attribuent a celui-ci un etre de verite, et trouvent ainsi la solution de l,adresse a l,analyste, sujet suppose savoir dechiffrer la verite de leur symptome.

Les entretiens preliminaires leur revelent le paradoxe suivant : s,adressant a l,analyste a partir du symptome comme verite, ils rencontrent le symptome comme mode de jouissance.

A partir de leur enonce, *c,est plus fort que moi*, la jouissance obtenue du symptome se presente des lors, sous transfert, comme ce qui vient faire symptome. Rencontre ainsi de facon contingente, ce mode de jouir devient alors pour eux ce qui ne devrait pas etre.

Cependant, si telle semblait etre l,exigence de leur symptome, celui-ci s,averera etre un fonctionnement plutot qu,un dysfonctionnement, dans la mesure ou il prend place comme un *veritable artefact*, voire un appareillage, leur permettant de se sustenter dans le monde, face a un reel par trop angoissant.

Les deux cas illustrent comment le trait de perversion n,est pas contingent, mais au contraire qu,il a une necessite structurale : dans le premier, c,est une defense contre la psychose, ici non declenchee ; dans le second, c,est une perversion transitoire, traitable par l,analyse du symptome sous transfert - c,est la dimension d,*acting out* qui nous autorise a en parler ainsi. Dans les deux cas, le mode de traitement du symptome s,oriente a partir du symptome comme exigeant le *plus-de-jouir*. Le premier tient a son symptome, voire par son symptome, ce qui oriente la cure, a partir d,un aveu, vers l,elucidation d,une pratique de jouissance lui permettant sous transfert d,y mettre un frein. Le second consent a le mettre en jeu dans la cure, a partir d,une formation de l,inconscient lui rendant caduque l,armature du moi dont il se sustentait jusqu,alors.

Le premier sujet, qui s,est progressivement enferme dans *une solitude affective qu,il supporte mal*, s,inquiete de sa tendance a s,isoler dans une recherche de satisfaction absurde. Il veut savoir le pourquoi de *ses satisfactions bizarroides*, d,autant qu,il dit s,etre claquemure dans ce qu,il appelle *des moments personnels*. Il pense ne plus avoir besoin de *ces artefacts*, mais il y a goute et ne peut plus s,en passer.

Ce gout, c,est ce qu,il nomme *son jardin secret*, precisant : *C,est la lingerie feminine, je porte des sous-vetements feminins.* C,est pour lui plus qu,un transvestissement. Il precise ne pas chercher la fusion feminine, mais *le vol d,une part de feminite afin, apres y avoir goute, de l,ingerer*.

Il dit aussi ne pas exister, ne pas croire vivre lui-meme et ne pas se satisfaire de sa vie normale. Il y a des choses a faire qu,il se refuse a etablir : *Je suis un professionnel qui reussit, mais je ne suis qu,une apparence. Sur le fond de moi-meme je n,existe pas. Je suis quelque chose qui a ete faconne par des preceptes, une education*, poursuivant : *Je n,ai pas une dimension sexuee d,origine, j,ai une devirilisation, j,ai une pensee feminine. Je suis un enfant pas sexue.*

Comme il n,a plus de points de repere, il dit n,avoir pas su se batir une identite vraie, trouvant alors la solution de se recreer, a l,endroit precis ou il dit ne pas exister, une identite.

Alors, precise-t-il, *c,est plus fort que moi, j,ai une pensee qui manipule tout cela et qui me pousse a mettre de la lingerie feminine*. Se qualifiant d,homme cerebral, il trouve dans son comportement deviant une entiere satisfaction.

Il precise que sa pratique de transvestissement lui sert a faire face a ce qu,il nomme *un refus de la vie* qui lui fait peur, qu,il trouve agressive, dure, decevante : *C,est une dichotomie qui fonctionne en vase communicant, des qu,il y a une insatisfaction, je vais dans le cote feminin.* Ce transvestissement est un veritable point d,ancrage, dans la mesure ou le simple contact du vetement lui procure un eprouve feminin : *C,est un maquillage vestimentaire qui me met en situation psychologique de confort.* Il precise bien qu,il ne s,agit pas de changer de sexe, mais juste d,une pensee de feminisation, soit une pensee qui a trait au textile. Il le vit comme le retour a l,etat premier dans le ventre de sa mere : on est proche de la feminite, dit-il, car *on est protege, on n,est pas en train de se battre dans la vie*.

De son mariage avec sa femme, Lola, il dira s,etre laisse aime, l,ayant epousee car *il y avait un bebe en jeu*, alors qu,il etait amoureux d,une autre femme, Nicole. Par ce mariage, il dit n, avoir fait que suivre les preceptes du pere, construisant sa vie sur une volonte, qu,il differencie bien de l,amour : *Des que l,on s,est retrouve face a face, l,amour reel a manque.* Maintenant, dit-il, *c,est elle qui porte la culotte et moi la lingerie feminine*.

Il a peu de relations sexuelles avec son epouse, c,est plutot la tendresse et leurs quatre enfants qui les reunissent : *L,union est ou n,est pas, dit-il.* Pour lui, la verite du couple familial se reduit a une unite de pouvoir, une imbrication, illustree par ce que ses parents disaient d,eux-memes : *On ne fait qu,un.*

Mais c,est plus particulierement du comportement docte et autoritaire de son pere dont il eut a souffrir : *Hors de ce qu,il disait, il n,y avait point de salut.* Il etait attache a une valeur sure : *On n,a pas le droit de se satisfaire. C,etait sa facon de nous dire le bien et de *tracer la vie*.* Seul le devoir familial, veritable chemin de morale a suivre, devait trouver une place dans la vie d,un homme. En effet, les consignes de son pere, qu,il a suivies a la lettre, jeune et encore maintenant, l,ont conduit a des echecs, des choix durs a vivre. Ce ne sont pas des decisions raisonnables qui animent sa vie, mais ce qu,il appelle *des preceptes, des copier-coller, que je n,ai pas su ingerer*. Remarquons ici l,insistance de ce signifiant. Alors, dit-il de facon ironique, il a fait ce qui devait etre fait : *Va te laver les mains, va dire bonjour a la dame.* La parole du pere n,est pas prise en compte au-dela de la prescription. Pour lui, l,initiative vient de l,Autre. La regle est reduite a son aspect d,injonction surmoique.

Le fait de se feminiser, de porter de la lingerie fine, dont il a fait sa maniere de vivre, *veritable artefact*, est sa facon de reagir aux preceptes educatifs du pere, lui permettant, dit-il, de trouver une satisfaction a deroger ainsi a la regle morale. C,est ce qu,il dit etre sa jouissance, au-dela de son moi qu,il voudrait raisonnable.

Mais cela le derange, il en a honte vis-a-vis de sa femme, il ne peut lui avouer l,etre deviant qu,il est devenu. C,est de cette lutte interieure devenue insupportable dont il veut se soulager. Cependant, il dit aimer ce qu,il appelle son passage a l,acte, et le vivre comme *une forme de vengeance. Il y a la une petite ironie, c,est un pied-de-nez social. Je me dis : s,ils savaient ! Alors je me sens plus fort, car moi, j,ose des choses fortes. C,est plus fort que moi, je me dis alors chiche, fais-le, prends du plaisir*.

La ou le devoilement est convoque apparait le trait pervers qui ainsi protege le sujet de la psychose.

D,en parler en seance, cela l,apaise et rompt la solitude exigeante de son symptome. Il peut alors parler de sa rencontre avec l,Autre sexe a l,adolescence, qui l,avait laisse perplexe, le confrontant a la peur, dit-il, du jugement de la femme. Il explique alors comment, pour soutenir sa premiere rencontre avec une femme, son amie Nicole, il s,imaginait nommant a voix haute les parties de son corps : *C,etait le besoin de dire : je vois tes seins, ton corps, je dis donc je comprends, c,etait materialiser son corps. Je veux l,ingerer, donc le posseder. C,etait ma facon de vivre avec la femme. C,est pour cela que la lingerie est arrivee.*

Ce signifiant *l,ingerer* par nous souligne au cours d,une seance, car souvent usite par lui, le surprend de nouer pour lui La femme a l,injonction des preceptes non ingeres du pere. Ainsi, par le jeu avec la lettre, de *l,ingerer* a *lingerie*, ce sujet infiltre-t-il de jouissance sa position subjective. La lingerie devient l,objet d,une satisfaction secrete, d,un savoir sur la jouissance. Par ce stratageme, ce maquillage linguistique, ce dementi qui lui vient du reel, il se cree un Autre a sa mesure, une femme, pour s,assurer ainsi une jouissance sans risque lui permettant de se faire l,instrument de la jouissance de l,Autre, ici la pensee feminine.

*Il arrive, dit-il, des moments ou etant naturellement homme, je m,amuse de la difference. C,est le matin au reveil, lors de l,erection matinale. Je me dis alors : quelle lingerie vas-tu mettre aujourd,hui ? Ce declic, la poussee glandulaire, me pousse a mettre ce bouclier feminin ; c,est un derivatif qui m,abrite, et des que j,ai une contrariete, alors je bascule du cote feminin.*

Le fait de s,entendre dire en seance, a voix haute, sa bizarrerie, lui permet de la sortir de son moi, de combattre *cette pulsion exigeante*.

Au debut d,une seance, celle ou il m,explique comment la lingerie feminine est arrivee, il me montre la lettre qu,il a decide de donner a sa femme pour lui avouer l,etre deviant qu,il est vraiment devenu, ayant trahi son amour, et implorant son pardon pour ce qu,il lui fait endurer. Je lui demande de n,en rien faire et de me donner cette lettre. D,interrompre ainsi sa strategie, celle d,inquieter sa femme, fut pour lui un moment decisif. Se defausser de son symptome par la lettre a sa femme, en en faisant l,aveu, lui aurait permis de ne pas faire l,aveu, dans le transfert, de la jouissance obtenue par le symptome.

En effet, il en vient a declarer a la seance suivante : *En parlant, on a sauve les meubles, mais ai-je vraiment envie d,arreter cela ?* C,est alors qu,il avoue ne pas vouloir encore ceder sur ce qui le fait jouir : *Le regard d,une femme pose sur moi en position de mes fantasmes m,excite.* Ce qui l,excite, c,est un fantasme pervers, celui de s,imaginer avec cette femme, lui-meme en tant qu,homme humilie, habille de sa lingerie feminine, etre en sa presence, et qu,elle ressente alors un certain plaisir de le voir ainsi. On a la au premier plan la recherche de la division de l,Autre, La femme, qu,il contribue a faire exister, mais qui reste pour lui d,une totale incomprehension. Il s,agit pour lui de prendre La femme en defaut, a partir du point d,identification ou lui-meme serait la comme une femme, mais en defaut, car maquillee de ses sous-vetements, ce qu,il appelle *son veritable artefact*, et d,imaginer ainsi sa stupeur.

Pour le second sujet, c,est l,annonce de sa paternite puis la naissance de son fils qui le conduisent a modifier sa pratique sexuelle. Il decide de s,adresser a un psychanalyste pour comprendre ce qui lui arrive, et changer la vie accablante qu,il s,est constitue pour satisfaire l,exigence de sa pulsion.

La conjoncture de declenchement de sa pratique sexuelle n,est pas sans echo avec le cas de Melitta Schmideberg, rapporte par Lacan dans le Seminaire, *La relation d,objet*. Au moment ou sa femme est en train d,accoucher, le sujet se precipite dans un parking d,homosexuels pour aller se faire caresser le sexe par un homme, puis il en vient a des passages a l,acte exhibitionnistes sur l,autoroute.

Il precise que ce fut pour lui le mode d,entree dans une pratique perverse dont il a du mal a se passer. Il tire une grande jouissance de se voir le sexe en erection, sous le regard d,un homme. C,est un plaisir visuel autant que physique. Mais ce qui le fait vraiment jouir, c,est de se faire masturber, le reste n,etant qu,un plus. Ce reste ainsi isole, est le veritable coeur de l,exigence de son symptome, le plus-de-jouir obtenu de la repetition du sympome, soit la mise en jeu de l,objet *regard*. Il insiste sur l,anonymat de cette pratique dans les parkings. Elle lui permet, dit-il, de ne pas se voir. Il a alors le sentiment etrange de ne plus avoir d,image de lui et de se reduire a une pulsion, celle de se voir dans son sexe a travers le regard d,un homme : *Je suis un homme tres pulsionnel, mu par le sexuel.* La motion de la pulsion echappe a toute influence, le refoulement de la pulsion ne suffisant pas a faire taire cette exigence. Il vit cette pratique comme une souffrance : il y a pour lui un retour de la jouissance sous la forme d,un symptome, se vivant lui-meme comme un objet abject. Il demontre comment le symptome apparait comme le substitut de l,experience de la pulsion. C,est ce que le moi de ce sujet n,arrive pas a resorber, d,ou son adresse a l,analyste.

De sa relation a sa mere, il dira avoir garde l,idee fixe qu,il y avait, dans son regard, l,assurance d,une caresse qui n,a jamais pu aboutir. Pour lui, l,important est d,avoir toujours su que c,etait une promesse a son egard, que sa mere ne tiendrait pas : *Je m,accrochais a cette promesse, c,etait de l,ordre de la caresse, comme de celle qu,un enfant est en droit d,attendre de sa mere.*

Ce qui l,etonne, c,est qu,il soit devenu, depuis la naissance de son fils, cet enfant lui-meme. Ainsi, dans son etat d,esprit, lorsqu,il va se faire caresser le sexe par un autre homme, il est cet enfant-la : *A ce moment-la, l,age ne veut rien dire, seule compte la volonte de prendre du plaisir, et c,est pour cela qu,il faut que ce soit anonyme.* En effet, il est la sous le regard de la part anonyme de la promesse de caresse de l,Autre.

De son enfance, le sujet dit qu,il a toujours eu du mal a se trouver une place. Avant lui, trois freres sont nes, tous devenus routiers. Son frere cadet, de deux ans plus age, avait tente de l,etrangler lorsqu,il avait sept ans. C,est avec ce frere que sa mere eut une relation privilegiee. Sa mere, dit-il, l,avait *donne en pature a ce frere*, afin qu,il dirige sa violence plutot sur lui que sur elle-meme. *Pour ma mere, il y a eu sacrifice de ma personne, d,autant qu,elle aurait voulu, apres la naissance de trois garcons, une fille, et c,est moi qu,elle a eu.* Ce frere prenait un malin plaisir a l,humilier publiquement en le traitant de fillette. *Quoique je puisse montrer, c,etait a ce frere que j,aurais du le faire. Mais il avait la protection de ma mere, et moi je n,etais rien. Lorsque je me plaignais, ma mere, pour ne pas subir la violence de mon frere, me traitait a son tour de pleurnicheuse.*

C,est ce qu,il realisera par l,exhibitionnisme, juste apres la naissance de son fils : *C,est cela que je voulais montrer, que j,en avais un, moi aussi.* Ainsi, va-t-il conduire sur l,autoroute, nu dans sa voiture, doublant les camionneurs et ralentissant a leur hauteur, puis regardant dans le retroviseur pour voir s,ils l,avaient vu. On a la le devoilement de sa strategie, consistant a faire surgir le regard au champ de l,Autre. Par deux fois, il se fera arreter a la sortie de l,autoroute. Se rendant compte de l,ampleur du debordement de sa conduite, et vivant celle-ci comme un symptome, il se decide a consulter. En effet, un insupportable vient lui faire honte. Il se rend compte que par sa conduite, il cherche a diviser l,Autre de la loi, alors qu,il est educateur de prevention : *Ils doivent se demander comment je peux etre educateur.* On a la la presentation de sa division subjective avec appel a la Loi, ce qui le conduit a l,analyse.

Un jour, il entame la seance comme a son habitude, reactualisant dans le transfert sa position de pleurnicheuse, en se demandant pourquoi il se plaint toujours. *La plainte, c,est le meilleur moyen de s,interesser a soi*, telle est la phrase qu,il enonce qui, d,etre reprise par la coupure de l,analyste, le surprend et le plonge dans une grande perplexite, face a un trou du sens. Il veut corriger tres vite cette phrase en disant que c,est une erreur, qu,il est hors sujet, qu,il voulait dire : *La plainte, c,est le meilleur moyen pour que l,on s,interesse a moi.*

La seance analytique vient ici lui confirmer qu,elle est bien ce lieu ou peut s,authentifier, au-dela de la conduite, un usage deviant du langage. Cette deviance est autorisee, voire desiree par l,acte analytique, qui, en privilegiant l,hors sujet, permet a celui-ci de parler le fantasme.

Des lors, la seance analytique exploite le malentendu avec, a son terme, une revelation qui est de fantasme, nous dit Lacan. Dans le temps de la seance, autorisation est donnee, grace a ce bouge du langage, au lapsus qui, d,etre hors sujet, surprend le moi et n,est pas sans affinite avec l,exigence du langage, au sens ou Lacan nous dit que c,est l,exigence du surmoi qui pousse le sujet a parler.

C,est une scansion de l,analyste, ayant eu valeur de coupure, qui amene le sujet a dire que l,Autre auquel il croyait adresser sa plainte, n,existe qu,a la hauteur de la foi qu,il accorde a sa plainte adressee a l,Autre. Celle-ci, de fait, ne lui sert qu,a voiler sa strategie inconsciente, ce dont a son insu il jouit : faire surgir au champ de l,Autre le regard, d,ou il s,assurerait de sa position subjective en attente de la promesse d,une caresse.

*Je ne vais pas arriver a en decoller pour le coup (É). La, evidemment, poursuit-il, cela rend tout le reste derisoire, maintenant que j,ai dit *s,interesser a soi*, a travers la plainte.*

Le sujet se rend compte que sa plainte a l,Autre, *pour qu,il s,interesse a moi*, qui n,est qu,une croyance en l,Autre auquel il se consacre comme educateur, est devoilee : *Je suis la comme sans emballage (É). Tout dans mon discours n,est que cet interet de moi pour moi.* Il conclut : *Dans ma plainte, je suis tourne vers moi, alors que je voulais vous demontrer l,inverse.*

D,etre hors sujet, une verite particuliere s,est faite entendre, grace a l,exigence du langage, lui revelant dans la seance la strategie de son moi exhibitionniste. On a la le surgissement d,un sujet qui, d,etre pris soudain sous le regard de la coupure de l,Autre, se retrouve sans l,emballage de son moi. Cela derange la defense de son attente mensongere - *Qu,on s,interesse a moi*.

Le symptome devient analytique et se presente dans le reel de la seance sous la forme du mensonge - la plainte a l,Autre. Le mensonge sur le reel du symptome est revele : *Je suis sans emballage.* La verite qui se fait entendre dans cette seance, est celle qui a fait surgir un reel, celui du rapport du sujet a sa jouissance.

Le reel surgit la comme asemantique, separe le sens et la verite. La defense du sujet a l,endroit du reel est touchee, ce qui le conduit, une fois l,objet regard isole, a pouvoir entrer en analyse.