World Association of Psychoalanysis

 

Commentaires

Monique Kusnierek

À propos du texte de B. Lecoeur

Du titre de cette Journée, « Ton symptôme et les finalités de l analyse », Bernard Lecoeur a repris les deux premiers substantifs : « symptôme » et « finalités », et il a remplacé le troisième, « analyse , par « école ». Il a procédé à un démontage du second terme, les finalités et leur caractère unifiant quant au sens, par le premier, le symptôme ; et il a envisagé les conséquences de ce démontage sur le troisième terme, l école.

Pour ce faire, il s est appuyé sur ces deux opérations que sont l épissure et la suture, dont parle Lacan dans sa leçon du 13 janvier 1976. La première opération, l épissure, produit une mise en continuité du symbolique et de l imaginaire, qui, elle-même, engendre un sens, une suture. Par ailleurs, cette première épissure produit encore une seconde épissure : un raboutage du symbolique et du réel, du sens et de la jouissance, qui, lui-même, engendre l émergence d une « j ouis sens », une mise en continuité du sens que l on ouit et du sens dont on jouit.
Il a montré que c est à partir de là que l analysant peut se poser la question du destin qu il réserve à la jouissance .

Il a également montré que l analyste, quant à lui, apprend à l analysant à faire épissure entre le symbolique et le réel, entre le sens et la jouissance. Ce serait en quelque sorte sa finalité raboutée, par laquelle une transmission se fait par le symptôme.

Enfin, l école serait une instance de lecture , de lecture nouante de cet acte de l analyste, une lecture qui s intéresse essentiellement à ce qui fait embrouille. Sa finalité, démontée du sens, serait d incider sur cette lecture, de la modifier.


À propos du texte de Marie-Hélène Roch

Comment Marie-Hélène Roch a-t-elle répondu à cette interpellation « Ton symptôme et les finalités de l analyse » ?

Il est difficile de résumer en quelques points son propos. Son texte ne se prête pas à une telle approche. Il se fait plutôt l écho des assonances de Joyce et de celles de Lacan à propos de Joyce. Et, sans doute, est-ce cela que Marie-Hélène Roch a voulu faire passer. Elle a voulu faire passer, comme le dit Lacan, que l analyste peut prendre de la graine de ce savoir faire de Joyce qui vide l évidence, les significations partagées, la panse du sens commun.