World Association of Psychoalanysis

 

Commentaires

Monique Kusnierek

À propos du texte de Philippe La Sagna

Philippe La Sagna s est interrogé sur la satisfaction qui serait celle de la fin de l analyse. Cette satisfaction n est pas celle de la vérité. C est, dit-il, celle qui se dit comme une démonstration logique, celle qui existe à vérifier que la satisfaction, que l on pourrait retirer du rapport sexuel, manque logiquement.
Que la satisfaction, que l on pourrait retirer du rapport sexuel manque, c est vrai pour tout le monde. Ce qui différencie l analyste, c est que lui ne fait pas qu en pâtir ; il en montre la raison. C est à cette démonstration que se rapporte la satisfaction de la fin.
Il n empêche, cette démonstration, cette satisfaction, n est pas sans tracas. Ce tracas n existerait d ailleurs pas si une autre satisfaction, celle du rapport sexuel, existait.
Et ce tracas, cette satisfaction tracassante, ex-siste, pour l analyste, comme un symptôme utile, qui indique la direction à poursuivre.


À propos du texte de Patrick Monribot

Sur la base du symptôme travaillé dans la cure, Patrick Monribot a étudié le travail du symptôme après la cure.
Travaillé dans la cure, le symptôme se réduit à une lettre qui isole un réel incurable et qui, donc, ne se résorbe pas dans le savoir. Il objecte, du coup, au démenti de la castration.
Sur cette base, le symptôme travaille après la cure. Il travaille à inventer le savoir, mais il ne peut inventer que des bouts de savoir. Il travaille à faire lien, mais il ne peut faire que lien symptomatique , puisqu il n y a pas de rapport sexuel. Et l école, du coup, ne peut être pour l analyste, comme le dit Jacques-Alain Miller, qu un partenaire-symptôme. Il travaille à définir l analyste comme symptôme de l école, à maintenir l identification de celui-ci au symptôme, à ce qui dérange. Bref, le symptôme travaille à réveiller de la pensée, de la débilité de la pensée, et ceci pour serrer le réel, un bout de réel et fonder une pratique.