World Association of Psychoalanysis

 

Commentaires

Monique Kusnierek

À propos du texte de Alain Merlet

Alain Merlet montre comment la passe transforme le symptôme, dont on se plaint, en synthome qui, lui, comporte une réconciliation avec la satisfaction pulsionnelle.

Le passage du symptôme au synthome peut se vérifier à partir de deux points : la réduction du symptôme et l¹usage du symptôme.

La réduction du symptôme est obtenue avec l¹émergence d¹une seule écriture pour le symptôme, pour S1 et a ; soit avec l¹émergence, comme le montrait Bernard Lecoeur, d¹une « j¹ouis sens ».

L¹usage que l¹on fait du symptôme s¹appréhende, quant à lui, à la façon dont on se débrouille , avec le partenaire sexué. Il faut ici se poser la question de savoir si cette façon est intersynthomatique.

Alain Merlet note qu¹il existe des passes plus que parfaites, où la réduction du symptôme est impeccable, mais qui ne livrent rien de l¹usage qui est fait du symptôme ; et qu¹il existe des passes moins parfaites quant à la réduction du symptôme, mais qui ont le mérite de témoigner du nouvel usage qui est fait du symptôme.

Il y a chez l¹homme et chez la femme, obstacles à cet usage intersynthomatique du partenaire sexué. Une ouverture à l¹usage intersynthomatique serait possible, dès lors que le sujet a appréhendé l¹interprétation oedipienne qu¹il a faite du rapport intersynthomatique entre ses parents, et qu¹il a appréhendé ce que la répétition de son symptôme doit à cette interprétation.


À propos du texte de Patrick Monribot

Le texte de Dominique Laurent est d¹une très grande richesse clinique. Je ne prendrai qu¹un exemple pour le montrer : le dépliage qu¹elle fait du symptôme qu¹il s¹agit, dans une cure, de nommer sur le versant de la castration, d¹une part, et sur le versant de la pulsion, d¹autre part. Une fois qu¹elle est faite, cette distinction s¹impose par sa simplicité et son évidence. Mais encore fallait-il la mettre en évidence et montrer que cette double nomination du symptôme constitue l¹enjeu d¹une cure menée à son terme.
Ainsi, pour cet analysant chez lequel la problématique de l¹avoir est prévalente.

Sur le versant de la castration, la cure a permis de réduire le symptôme à un seul trait : il ne peut choisir que des femmes phalliques, qui ont. Et ceci, pour ne pas être confronté à la castration féminine, et donc à sa propre castration.

Sur le versant pulsionnel, tout une série de symptômes centrés sur la problématique de l¹avoir (tout maîtriser, les explosions agressives, la constipation chronique, le rapport à l¹argent) trouvent leur raison dans le rapport à l¹objet anal. Il est celui qui a l¹objet anal.

La dimension phallique n¹épuise donc pas, chez ce sujet, le registre de l¹avoir, qui trouve son véritable ressort dans le rapport à la pulsion.