World Association of Psychoalanysis

Ornicar? digital
N° 244- Vendredi 20 juin 2003

Revue électronique multilingue de psychanalyse publiée à Paris par Jacques-Alain Miller
Parution hebdomadaire, le vendredi
«L’orientation lacanienne du Champ freudien»

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Ce numéro

- "Para introducir la sesion corta", par Vicente Palomera
- "Fundamentos de la sesion corta", par Manuel Fernandez Blanco

[liste d'articles]
[Ornicar? digital n. 243]

 

Éditorial

Principes de la séance courte


Les deux travaux qui composent ce numéro, pourraient introduire aux journées d’automne de l’ECF (qui seront organisées en commun avec l’ELP) mais aussi, à un horizon un peu plus lointain, au Congrès de l’AMP de Juillet 2004 sur les principes de la pratique analytique dans l’orientation lacanienne.

Vicente Palomera dans son article distingue le temps chronologique, le temps « humanisé » de la montre et le temps particulier au sujet. « Il s’agit de restaurer la fonction du temps en conformité au fonctionnement temporel de l’inconscient du sujet », signale –t-il. Il écarte ensuite le temps imaginaire psychologique du « vécu » ou temps psychologique pour dire qu’il s’agit dans la séance de faire advenir le temps imprédictible de l’extimité de la chose. C’est pourquoi entre le tic et le tac de la pendule le temps de la séance doit faire apparaître un forte tension vers la conclusion (ce que Lacan désignait comme la fonction de la hâte).C’est en effet que l’analyste par la scansion cherche à rendre manifeste le réel de sa présence. Il conclut avec J-A Miller que pour que l’opérativité de la séance touche à la défense du sujet il faut qu’elle produise non pas une unité sémantique mais une unité asémantique. Comme le note à son tour Manuel Fernandez Blanco, le transfert est l’appui indispensable de la séance courte. Il est indissolublement lié à la dimension temporelle. Lacan, observe t-il justement a fait entrer la dimension du temps dans la séance elle-même alors que jusqu’à lui elle en constituait le cadre. Par cette man¦uvre, il empêchait que le patient se serve de la dimension temporelle, ainsi : « la séance courte s’oppose t-elle à un « passer le temps »…. Pour s’en servir. »

Pierre-Gilles Guéguen